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Tarifs logiciel coiffure : de quoi se compose le montant mensuel, quels postes grossissent avec l’équipe et le second salon, et ce qui se facture au message.
La question du prix d’un logiciel de coiffure ne se règle pas par un chiffre, parce que le montant affiché sur la page tarifaire est rarement le montant qui arrive sur la facture. Ce qui compte, c’est la logique de facturation posée derrière : le prix grandit-il avec chaque personne de l’équipe, avec chaque établissement, avec chaque rappel envoyé, avec chaque rendez-vous apporté — ou avec rien du tout ?
Cet article classe les postes qui s’accumulent réellement dans un salon et montre à quels endroits une offre paraît bon marché le premier mois et s’est révélée chère la troisième année. Nous ne citons volontairement aucun tarif d’éditeur : les montants vieillissent, les modèles de facturation derrière eux restent stables, et ce sont eux qui se comparent. Les tarifs de Salon Wizard sont publiés sur la page tarifs.
1. Cinq logiques de facturation qui ne se convertissent pas entre elles
Avant de comparer un seul montant, regardez l’unité de compte. Cinq logiques circulent sur le marché des logiciels de salon : un prix fixe pour l’établissement, un prix par agenda actif ou par personne de l’équipe, un prix par établissement, un prix par module activé, et une commission sur les rendez-vous apportés par la plateforme de l’éditeur.
Ces logiques ne se convertissent pas les unes dans les autres tant que la taille de votre salon n’est pas posée. Un prix par agenda est la variante la moins chère pour une personne seule et la plus chère pour un salon à six postes. Une commission coûte peu le mois creux et coûte beaucoup le mois plein, c’est-à-dire précisément quand le salon tourne déjà à plein. Un forfait fixe est souvent le montant le plus élevé sur la table le premier mois et le plus bas après deux embauches.
Notez donc trois chiffres avant tout : combien d’agendas votre salon tient aujourd’hui, combien d’établissements il compte, combien de rendez-vous s’y prennent par mois. Ajoutez les mêmes trois chiffres pour la situation que vous attendez dans dix-huit mois. Une offre ne devient lisible que confrontée à ces six valeurs.
Ce n’est pas le montant mensuel qui décide du coût, mais ce qui le fait grandir.
2. Ce que déclenche chaque agenda supplémentaire
Le poste qui surprend le plus souvent, c’est l’équipe. Beaucoup de systèmes facturent par agenda, et un agenda ne naît pas seulement pour un contrat à durée indéterminée. L’extra du samedi, l’apprenti en deuxième année de brevet professionnel et la personne installée en location de fauteuil ont besoin de leur propre colonne, faute de quoi le calcul des disponibilités devient faux.
Vérifiez donc si un agenda s’ouvre et se referme au mois, ou si la facturation est attachée à un engagement annuel. Un salon à effectif saisonnier paierait sinon douze mois pour une personne présente quatre. Demandez aussi ce qu’il advient des personnes parties : un départ doit rester visible dans l’historique pour que les anciens rendez-vous restent attribuables, mais il n’a aucune raison de continuer à peser sur le prix.
Un forfait sans supplément par personne déplace le calcul dans les deux sens : il coûte au très petit salon davantage qu’il ne devrait, et au salon qui grandit nettement moins. De quel côté de cette frontière vous vous trouvez ne dépend que du nombre d’agendas — ni du chiffre d’affaires, ni de la surface.
3. Le second salon et ce qu’il coûte indépendamment de l’équipe
Dès qu’un deuxième établissement ouvre, des coûts apparaissent qui n’ont rien à voir avec la taille de l’équipe : une adresse propre avec ses horaires, une page publique où l’on réserve précisément ce salon-là, une carte de prestations et de tarifs distincte, et une lecture qui met les deux établissements côte à côte.
Certains éditeurs vendent pour cela un second contrat, d’autres une option établissement ajoutée au forfait existant, d’autres imposent le passage à une formule supérieure dont le salon n’utilisera aucune des fonctions ajoutées. L’écart entre ces trois chemins est le plus gros poste isolé de cet article, et il figure rarement sur la page tarifaire.
Posez donc trois questions précises. Le second établissement coûte-t-il autant que le premier, ou moins ? Le fichier client suit-il automatiquement, ou faut-il l’entretenir deux fois ? Un établissement peut-il être fermé dans le système à la fin d’un bail, sans renégocier tout le contrat ? La suite de cette question est traitée dans l’article consacré aux salons multi-sites.
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4. Les postes à la consommation : messages, rappels, commissions
À côté de la part fixe, des postes suivent l’activité. Le plus courant est le rappel par SMS. Il se facture au message, et un message n’égale pas un message : au-delà d’une longueur, un second segment part et la consommation double sans qu’un seul rendez-vous se soit ajouté.
En français, ce seuil se déplace pour une raison technique que peu de salons connaissent. Plusieurs caractères courants de notre langue ne figurent pas dans l’alphabet GSM à sept bits : les accents circonflexes de « août », « fête » ou « plaît », le œ de « cœur », et les guillemets français. Il n’existe par ailleurs pas de table de substitution nationale pour le français. Un seul de ces caractères fait donc recoder le message entier dans un jeu plus lourd, où un segment ne compte plus cent soixante caractères mais soixante-dix. Un modèle de rappel écrit sans eux tient en un segment là où le même texte, ponctué à la française, en consomme deux.
Calculez ensuite la consommation sur vos propres chiffres : rendez-vous par mois, part de ceux qui doivent recevoir un rappel, multipliée par un ou deux segments. Le rappel par courriel est généralement compris dans le forfait et suffit pour la clientèle fidèle ; le SMS se justifie là où l’absence coûte cher, c’est-à-dire d’abord sur les longs rendez-vous de couleur et de mèches.
Le second poste variable est la commission sur les rendez-vous apportés. Elle ne tombe que si la personne est venue par la plateforme de l’éditeur. Mais la frontière entre une cliente réellement apportée et une habituée qui a simplement réservé par ce chemin est exactement l’endroit où salon et éditeur cessent d’être d’accord. Faites-vous remettre cette règle par écrit avant la signature.
5. Poser le calcul sur trois ans, hors taxes, clause de reconduction comprise
Un comparatif de coûts qui ne regarde que le premier mois se trompe presque toujours de système. Posez plutôt un tableau simple sur trente-six mois : une colonne par candidat, une ligne pour le prix de base, les agendas, les établissements, les messages, la commission et les postes uniques.
Comparez ces montants à la même enseigne fiscale. Les éditeurs affichent le plus souvent des prix hors taxes ; un salon assujetti récupère la TVA et raisonne donc en hors taxes, tandis qu’un salon en franchise en base la supporte et paie réellement le montant toutes taxes comprises. Mélanger les deux dans un même tableau suffit à inverser un classement.
Parmi les postes uniques figurent la mise en service, la reprise du fichier client depuis l’ancien système, la formation de l’équipe et, le cas échéant, un nom de domaine. Ils ne tombent qu’une fois, mais ils tombent au moment où le salon est déjà bousculé : ils ont leur place dans le calcul, pas en note de bas de page.
Reste la clause qui coûte le plus cher quand on l’a lue trop tard. Les protections du code de la consommation sur la reconduction tacite et sur la résiliation par voie électronique visent les consommateurs et les non-professionnels : un salon qui souscrit pour son activité n’en bénéficie pas, et sa durée d’engagement comme son préavis dépendent uniquement de ce que le contrat prévoit. Une exception mérite d’être connue : lorsqu’un contrat est conclu hors établissement, qu’il sort de l’activité principale de l’entreprise démarchée et que celle-ci emploie cinq salariés au plus, le code de la consommation applique au professionnel une partie des règles protectrices, dont le délai de rétractation. Beaucoup de salons de coiffure remplissent ces trois conditions sans le savoir.
Les coûts d’un logiciel de coiffure naissent à quatre endroits : le prix de base, l’équipe, l’établissement et la consommation. Un salon qui connaît ces quatre grandeurs pour lui-même situe n’importe quelle offre en quelques minutes, y compris une offre qui n’existe pas encore. À l’inverse, un montant mensuel isolé, sans ces quatre grandeurs, ne dit presque rien de ce que le salon finira par payer.
Quel est le tarif pour votre salon ?
Trois formules à tarif fixe mensuel – ni par personne ni par réservation. Ce qui coûte en plus est indiqué à côté.